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Un plan de relance sans ambition
 
   
Le gouvernement a présenté son plan de relance de l’économie dans un contexte difficile.

Les Hauts-Pyrénéens, à l’instar des Français, ont manifesté massivement leur désarroi, lors de la grève du 29 janvier dernier, face à une politique basée essentiellement sur une relance de la productivité des entreprises et le soutien aux banques sans réelles contreparties. Mais, à quoi sert de favoriser la production, si l’on ne met pas en face les moyens de relancer la consommation en redonnant aux familles un véritable pouvoir d’achat ?

La crise que nous traversons aurait pu être l’occasion, de remettre en cause une forme de capitalisme spéculatif, de débattre de mesures concrètes permettant de relancer le pouvoir d’achat. Or, ce plan tel qu’il nous a été annoncé ne favorisera nullement une reprise de la consommation.

Les banques restent frileuses, préférant continuer à spéculer plutôt qu’à assurer leur vocation première : prêter de l’argent. Un simple rappel « éthique » ne suffira pas à faire revenir les banquiers dans un cercle « vertueux ».

Sur le plan de l’investissement, alors que l’on annonce, une reprise des grands travaux de l’Etat, un soutien à la production automobile, en parallèle, on asphyxie les collectivités locales qui ont été jusqu’à maintenant, un soutien essentiel de l’économie grâce à des investissements soutenus.

Aujourd’hui, nos entreprises sont en difficultés, mais plus encore ceux qui se retrouvent aujourd’hui en chômage technique, et nous en avons dans notre département, en fin de droit, ou licenciés économiques sans oublier bon nombres de nos concitoyens percevant de petites retraites : la situation est grave. Les Radicaux de gauche et apparentés du Conseil Général auraient préféré que l’Etat agisse sur 3 leviers : le pouvoir d’achat individuel, l’emploi et l’investissement public. Malheureusement le plan proposé manque totalement d’ambition en la matière et il est à craindre que les plus fragiles d’entre nous seront demain frappés de plein fouet par cette crise.