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EDGAR FAURE
(18 août 1908 - 30 mars 1988)
Né à Béziers en 1908, Edgar Faure achève ses études à Paris où il devient avocat à 20 ans et se lie avec Pierre Mendès-France. Pendant la guerre, il rejoint l’Afrique et assure, en 1944, l’administration du Comité Français de la Libération puis du gouvernement provisoire, à la demande du Général De Gaulle. Il siège en 1947 au Tribunal de Nuremberg et, la même année, est élu député du Jura. Sa carrière ministérielle commence en 1948 cependant qu’il poursuit son implantation locale maire de Port Lesney de 1947 à 1970, conseiller général du Jura de 1949 à 1967. Président du Conseil en 1952 puis en 1955, il poursuit une politique de restauration des finances publiques, ce qu’on appelle le radicalisme de gestion. Le processus de décolonisation, la construction européenne et ses tentatives pour enrayer l’enlisement du régime entraînent sa chute en 1955, dans des conditions qui l’autorisent à dissoudre l’Assemblée. Battu aux législatives de 1958, il paye ce moment d’autoritarisme et son ralliement à la Ve République. Sénateur du Jura de 1959 à 1966, il prépare la reconnaissance de la Chine populaire par la France. Ministre de l’Agriculture en 1966, il devient ministre de l’Education Nationale en 1968 avec la tâche de rétablir le calme dans les universités. La loi d’orientation qui porte son nom est votée à l’unanimité en 1969. Député du Doubs en 1967 puis en 1973, il est élu président de l’Assemblée Nationale de 1973 à 1978. Député européen, sénateur du Jura, président de la région Franche-Comté, autant de casquettes pour ce radical qui, à l’occasion des élections européennes de 1984, s’emploie à susciter avec Maurice Faure, une liste de centre gauche.
L’homme à la pipe qui écrivait des romans policiers sous le pseudonyme de Sand s’éteint en 1988.
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